Vous êtes entrepreneur.e ? 03 51 83 70 03

RetraitePourquoi c’est bien plus compliqué qu’il n’y paraît

Olivier Sanchez

Anticipez et changez de vie sereinement, en mobilisant des conseils et solutions adaptés et originaux.

En tant qu’entrepreneur, vous avez la chance de pouvoir choisir votre retraite : l’âge, le niveau de revenus, les modalités… Pourvu d’y penser tôt, et bien !

Voici donc 6 règles d’or pour bien envisager sa retraite d’entrepreneur.

1. Ne manquez aucune opportunité. Le compteur tourne dès vos premiers revenus et les premières charges… 

Tout au long de sa carrière, un dirigeant se rémunère… Normal, il s’agit de vivre décemment, de se maintenir en bonne santé, mais aussi profiter de loisirs et d’activités ludiques et, le cas échéant, faire vivre sa famille et ses enfants.

En prenant cette rémunération, le dirigeant paie des cotisations sociales destinées à supporter le régime de protection sociale et lui assurer une couverture santé, prévoyance et retraite.

Cela représente, selon les niveaux de rémunération, de 45 à plus de 100 % de sa rémunération nette ! Alors mieux vaut se préoccuper de leur bonne allocation.

Et ce, dès que possible, même avant 45 ans !

Entre 20 et 45 ans, chacun paie la moitié ou plus de ce qu’il perçoit en cotisations sociales, ce qui fait des montants loin d’être négligeables.

En chiffre, pour un entrepreneur ayant un statut de travailleur non salarié cela donne :

Rémunération moyenne mensuelle 2 000 € nets

  • Cotisations mensuelles = 1 000 €
  • Cotisations annuelles = 12 000 €
  • Cotisations sur la période 20/45 = 300 000 €

Rémunération moyenne mensuelle 3 500 € nets

  • Cotisations mensuelles = 1 800 €
  • Cotisations annuelles = 21 600 €
  • Cotisations sur la période 20/45 = 540 000 €

Rémunération moyenne mensuelle 5 500 € nets

  • Cotisations mensuelles = 2 600
  • Cotisations annuelles = 31 200
  • Cotisations sur la période 20/45 = 780 000 €

Et pour un entrepreneur ayant un statut assimilé salarié (type SAS) entre 450 K€ et 1 300 K€ !

Convaincu ?

2. Préoccupez-vous de ce que deviennent ces cotisations !

La structure de richesse de dirigeant se pense avec recul. Un peu comme une boucle – alimentée avec votre travail et votre entreprise – qui permet de financer vos objectifs de consommation, votre sécurité et votre souhait de transmission. Le moment où vous ne pourrez ou ne voudrez plus travailler n’est pas dissociable de ce cercle, il doit être totalement intégré à la stratégie patrimoniale.

En gérant les revenus immédiats, aléatoires (prévoyance) et différés (retraite), nous optimisons toute la consommation de ressources, nous programmons les périodes, nous prévoyons les plans B, le filet de sécurité, les ressources mobilisables par périodes hautes comme des naissances, les études des enfants ou les séparations.

3. Arrêtez de travailler avant l’âge légal de liquidation des droits

Outre le côté extrêmement agréable de pouvoir s’arrêter avant l’âge légal, cela peut présenter une extraordinaire optimisation des cotisations.

Cela permet en plus de mieux gérer la cession de l’entreprise qu’il est souvent très difficile et peu optimal de faire coïncider avec la liquidation des droits à la retraite.

4. Modulez la pression de l’impôt

Vous le savez, l’imposition des revenus est fixée par seuils, par tranches. Ainsi le « débit du robinet » de revenus conditionne la perte de revenus nets.

Comme les lois changent, tout comme la structure familiale et de revenus, il est logique de penser que 100 K€ versés maintenant ne seront pas imposés de la même manière que 100 K€ à 35 ans avec 2 enfants ou à 45 ans avec des revenus fonciers à ajouter.

Travailler la temporalité de la soumission à l’impôt permet alors de faire économiser plus de 20 % de l’'impôt total !

Et cela fait partie intégrante du sujet retraite, qui, finalement, est un réglage de la temporalité de la perception de vos revenus.

5. Choisissez le conseiller qui envisage TOUS les possibles 

Fuyez le commercial qui ne raisonne que PER ou assurance-vie.

Il s’agit de confier vos intérêts à celui qui saura s’adapter à vos moyens et vos envies. Celui qui explorera l’ensemble des pistes et opportunités, côté professionnel comme personnel.

Quel que soit votre âge, il existe de nombreuses options complémentaires à tout ce qui aura déjà été réalisé pour optimiser, ajouter ou ajuster : un changement de statut, un contrat de retraite supplémentaire déductible ou pas, un changement de classe de cotisations… Il est également possible d’explorer le rachat de trimestres, la surcotisation pour la réversion.  L’ensemble, bien sûr, au regard de l’étude de la meilleure date de départ officielle (un trimestre d’écart pouvant coûter des milliers d’euros, il est parfois préférable de cotiser de manière volontaire pour obtenir les trimestres requis).

Sans parler de l’immobilier, de l’épargne ou des réserves au sein d’une société qui sont eux aussi des systèmes de retraite !

6. Ne négligez pas l’importance d’un ajustement régulier

Parce que les régimes et opportunités évoluent. Et parce que votre situation, vos désirs et vos objectifs peuvent également changer. La démarche optimale repose à la fois sur l’analyse initiale, sa bonne mise en œuvre et son suivi dans le temps…

Chez Atome 47, c’est notre vocation, vous suivre avec empathie et technicité pour boucler le cercle de votre vie de dirigeant.

Parlons-en, le premier rendez-vous est sans engagement.

Partagez sur

Fiscalité
tchat
02 octobre 2022

N'hésitez pas à nous contacter, le premier rendez-vous est gratuit !